aides aux entrepreneurs du Grand Est

Entrepreneures, besoin d’aides dans le Grand Est ? 

Quand on parle d’aides à la création d’entreprise, le Grand Est n’a pas à rougir de son arsenal. Bourses, prêts d’honneur, avantages fiscaux, la Grande Région compte pas moins d’une centaine d’aides au financement. Pour autant, quelles sont les aides pour accompagner les femmes entrepreneures ?

On a pu bénéficier d’un prêt d’honneur de 15 000 euros de France Active, ce qui a déclenché un prêt de 45 000 euros de la CCI”, précise Malika El Ouardani, entrepreneure dans le bâtiment. Marie Eppe, elle, a choisit de s’adresser à la BPI. “J’étais en fond propre jusqu’à présent mais, je suis entrain de regarder pour un prêt d’honneur. Je viens aussi, d’obtenir une bourse de la French Tech de la BPI pour un package de 45 000 euros”. Un moyen de lancer le développement de son projet anti-gaspillage alimentaire. 

Des aides aux entrepreneures, le Grand Est en déploie de plus en plus depuis 2018. Un porte-feuille qui lui a permis de rattraper, en partie, le retard accumulé entre 2008 et 2017. Mais ce n’est pas encore suffisant. La Grande Région ne compte que 33% de femmes entrepreneurs contre 40% à l’échelle nationale. Seraient-elles donc, moins tentées par la création d’entreprise ? Oui, surtout en raison de nombreux blocages, dont l’accès aux aides financières. Aujourd’hui pourtant, un levier déterminant.

Un soutien spécifique pour les femmes ?

Le Grand Est compte pas moins d’une centaine d’aides financières aux entrepreneurs. On retrouve des subventions, des prêts d’honneur mais aussi, des chèques Créa ou autres aides à la formation et à l’accompagnement. La liste est exhaustive et accessible librement sur le site de la BPI Grand Est, ainsi que sur le site de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Pour les créatrices, il existent quelques aides financières nationales comme la Garantie Egalité-Femmes. Une garantie pour favoriser l’accès aux prêts bancaires des femmes porteuses de projet. Il existe également un prêt d’honneur entre 3 000 à 50 000 euros, proposé par Initiative France. Ainsi que les prêts mis en place dans le cadre du projet Wom’energy. 

Par ailleurs, on retrouve de nombreux appels à projets dédiés aux créatrices comme les PAR (Plans d’action régionaux pour l’entrepreneuriat des femmes). Leur but ? Favoriser le développement de projets par les femmes dans le domaine de l’industrie, du bâtiment, du numérique et de l’innovation. Leurs critères ? Etre une femme entrepreneure. Pour les dispositifs mis en place dans des domaines spécifiques, c’est plus compliqué : ces derniers se limitent aux projets à caractère social ou environnemental.

Aides aménagées et discrimination positive envers les entrepreneures ?

Les aides spécifiquement dédiées aux femmes se sont donc multipliées ces dernières années, dans le Grand Est. Pour accentuer cette démarche, certaines collectivités ont fait le choix de mettre en place un aménagement des aides classiques. On retrouve par exemple, une subvention de la Communauté de Commune Les Crêtes Préardennaises. Elle accorde une subvention de 10% supplémentaires aux créateurs de moins de 30 ans, aux femmes et aux projets autour du développement durable. C’est d’ailleurs, le seule organisme public à afficher noir sur blanc cet aménagement, en faveur des femmes. 

Pour autant, si les organismes restent flous, ils sont nombreux à affirmer privilégier les femmes. La BPI par exemple, a mis en place un système d’accompagnement et d’investissement favorable aux entrepreneures. La Région Grand Est se vante elle, d’une sélection privilégiant les projets portés par des femmes. La problématique, les femmes sont peu nombreuses à pousser leurs portes. 

Les aides publiques, adaptés aux femmes entrepreneures ?

Les aides publiques sont nombreuses dans le Grand Est pour les entrepreneurs. Pour autant, en bénéficier est une autre affaire. Certains critères obligatoires peuvent, malgré eux, pénaliser les créatrices. On retrouve par exemple “Avoir bénéficié d’un précédent prêt”,  “Avoir déjà réussi un appel à projet” ou “avoir un capital de départ de plus de 50 000 euros” parmi les critères récurrents. Les conditions d’accès des aides financières ne seraient donc pas toujours adaptées à la situation des entrepreneures (situation familiale, statut d’entreprise sélectionné, secteur d’activité…). 

Un problème, quand on sait que les femmes ont deux fois moins de chance d’obtenir un prêt bancaire et qu’elles sont 44% à avoir un capital compris entre 0 et 4 000 euros (dont 29% à se lancer avec leurs fonds propres ou ceux de leurs proches). Elles rentrent donc, moins facilement dans les critères.
Cependant, les aides publiques sont un véritable tremplin qui assure un soutien et une crédibilité aux créatrices. Elles sont d’ailleurs, 12% à y faire appel contre 5% pour les créateurs, selon la BPI. Elles les privilégient, devant les prêts bancaires et le Capital-Risque.

Les aides publiques sont aujourd’hui, un levier important pour favoriser l’entrepreneuriat des femmes. Si le Grand Est a fait de gros efforts pour débloquer des moyens, il reste encore à travailler sur des problématiques annexes. Pour que les femmes entrepreneures se sentent assez confiantes, par exemple, pour y faire appel.

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About the author

Journaliste Reporter d’Images pendant plus de 6 ans, j’avais envie de me tourner vers la presse écrite. Je traite principalement des sujets qui touchent à l’environnement et à l’entreprenariat féminin.

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